20150428

La condition transmoderne



LA CONDITION TRANSMODERNE
 Paris, l'Harmattan, 2014

La Modernité est morte, la postmodernité aussi. Nous sommes dans un autre paradigme : la Transmodenité.
Le préfixe « trans » ne cherche pas seulement à mettre en évidence l'aspect dynamique de la transformation, mais vise aussi à postuler la nécessaire transcendance de la crise de la Modernité. Il veut reprendre – tout en incorporant les critiques postmodernes – les défis éthiques et politiques de la Modernité (rationalité, émancipation, justice, liberté...), dont il affirme que la déconstruction et le caractère problématique assumé ne les rendent d'aucune façon caducs. La mondialisation, en tant que nouveau Grand Fait (Grand Récit) devrait permettre un regard transculturel émancipé des optiques hégémoniques excluantes, ce qui n'implique ni relativisme culturel ni revanchisme ethnique, mais plutôt la constatation des hybridations hétérogènes, dissonantes ou convergentes, dans le souci permanent de relever le défi de la transgression des clôtures homogénéisantes.

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“La publication en 1979 du livre de Jean-François Lyotard, La condition postmoderne, a opéré un véritable tournant terminologique.../.../ En adoptant aujourd'hui le titre La condition transmoderne, comme un clin d'œil intertextuel, je souhaite à la fois rendre hommage à la lucidité de Lyotard et, dans ce défi permanent qui consiste à faire l'ébauche d'une ontologie du présent, penser à la hauteur des enjeux de notre temps, une période qui n'est déjà plus celle qui s'ouvrit au début des années quatre-vingts du siècle dernier, mais qui n'en a pas moins déjà apporté de remarquables changements en matière d'épistémologie, de technologie de la communication, de sociologie et de géopolitique. Autant de changements qui nous obligent à penser selon un nouveau paradigme : la transmodernité”.